L’impact de la crise sur les ménages et les entreprises
- Itsal Invest
- 5 mai 2020
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Les premières statistiques monétaires et financières suite à la crise sanitaire viennent d’être établies par la Banque de France. Elles permettent d’établir une première photographie de l’impact sur les ménages et les entreprises. "
Du côté des ménages, la détention de dépôts bancaires augmente fortement (19,6 milliards d’euros), alors que la progression des crédits s’est brutalement interrompue. Sous réserve de l’évolution des flux de placements financiers non bancaires, il est vraisemblable que les flux nets d’épargne financière des ménages ont été en mars, beaucoup plus élevés que leur tendance antérieure, de l’ordre d’une quinzaine de milliards de d’euros. Ceci serait cohérent avec une montée de l’épargne « forcée » liée aux restrictions sur la consommation induites par les mesures de confinement, associée à de possibles comportements de thésaurisation."
Du côté des entreprises, on observe une envolée à la fois des crédits bancaires ( 34,2 milliards d’euros) et des dépôts (+40,6 milliards d’euros). Elle est amplifiée par des effets de substitution du côté de l’endettement (émissions nettes légèrement négatives de titres de créances) et, dans une plus large mesure, du côté des placements liquides (sorties nettes des OPC monétaires). Elle reflète des comportements de précaution des entreprises en matière de trésorerie dans la perspective de la chute de leurs ventes : la hausse de leurs dépôts représente pour une large part le décalage temporel entre la réception des fonds empruntés et les décaissements à venir. De ce fait, la photographie des deux ou trois prochains mois pourrait faire apparaître une situation de trésorerie plus resserrée.

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